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Dimanche 2 juillet 2006

Lorsque l’on aborde la question de la responsabilité sociale, environnementale et économique, il vient immédiatement à l’esprit la notion de coût que cela représente.

Il convient toutefois de bien voir que le surcoût engendré par ces trois types de responsabilité est le plus souvent compensé par les gains inhérents à la plus forte cohésion sociale et la meilleure image de l’entreprise, pour les clients comme pour les employés.

En outre, s’il faut que les citoyens qui en ont les moyens fassent un effort financier pour encourager un tel mouvement, il est important de se souvenir qu’un pourcentage plus que significatif d’entre eux s’y déclare prêt. De plus, l’augmentation de la demande fera mécaniquement baisser les prix, réduisant ainsi le surcoût que chacun est amené à assumer.

Enfin, plus les citoyens orienteront leurs achats vers des produits élaborés dans des entreprises responsables sur le plan économique, social et environnemental, plus les investisseurs et les chefs d’entreprises responsables seront nombreux.

Si nous parvenons à unir toutes ces volontés civiques, la responsabilité sociale, environnementale et économique permettra de déboucher sur une mondialisation éthique, une mondialisation où le développement sera … durable.


Par Philippe Rodet
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Vendredi 7 juillet 2006

Diffuser des valeurs communes


La responsabilité ne sera en mesure de s’étendre que si elle est en adéquation avec des valeurs communes, universelles. D’abord, le respect de l’Homme : il est temps d’aller vers un modèle qui équilibre l’investissement technique et l’investissement humain. Ensuite, la morale privée doit pouvoir irriguer le monde des affaires.



Encourager la convergence des critères de responsabilité sociale, économique et environnementale

Actuellement, les critères qui font qu'une entreprise est considérée comme responsable sont nombreux et variés. De nombreuses agences et associations travaillent pour qu’en quelques années, ces critères parviennent à converger vers une charte commune. Leur démarche pourrait certainement être encouragée grâce aux remarques de citoyens désireux de s’investir sur ce sujet.


Aider à l’adaptation de ces critères aux entreprises des pays en voie développement

Certains de ces critères sont surtout adaptés aux entreprises des pays “riches”; en faire des conditions sine qua non reviendrait à interdire aux entreprises des pays en voie de développement l’accessibilité à la responsabilité sociale, économique et environnementale. En d’autres termes, raisonner dans l’absolu condamnerait les pays en voie de développement, et susciterait, chez eux, le rejet de toute notion de responsabilité, aggravant leur situation au lieu de contribuer à l’améliorer.

Cet obstacle, lié aux différences de développement entre pays, peut être levé en passant de la mesure d’un niveau de responsabilité à la mesure des progrès réalisés témoignant d’un “engagement” responsable.

La force de cet engagement pourrait être appréciée par des agences de notations légitimes aux yeux de tous, qui mesureraient périodiquement les résultats en valeurs absolues afin de pouvoir juger du niveau de progrès accomplis.

Il ne s'agit toutefois, là, que d'une possibilité. Là encore, les solutions pourraient  provenir du même mode de travail que celui mis en avant pour la recherche d'un référentiel de critères commun.


Favoriser la mobilisation en faveur de la responsabilité

Cette mobilisation pourra se faire grâce à différents vecteurs. D’une part, des personnalités exceptionnelles, considérées comme références morales, pourraient prêter un peu de leur notoriété au mouvement en faveur de la diffusion d’une culture de la responsabilité.

Un label, reconnu par des instances internationales pourrait matérialiser par un signe distinctif cette nouvelle conscience.


Enfin, il serait possible d’organiser des actions symboliques fortes rassemblant un grand nombre de citoyens sur des projets internationaux, afin de faire prendre conscience de la force et du nombre des personnes engagées dans cette démarche. Un de ces évènements pourrait être une « journée mondiale pour la Responsabilité économique, sociale et environnementale ».


Par Philippe Rodet
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Dimanche 9 juillet 2006

Promouvoir une nouvelle forme de changement au niveau mondial passe par l’engagement des citoyens. L’enthousiasme que procure l’adhésion à une cause juste et digne peut donner naissance à une énergie illimitée, et c’est de ce cela que le monde a besoin.

 

La participation des citoyens à la vie de la Cité a été à l’origine d’un « élan démocratique » exceptionnel dans l’Athènes ancienne. Pour la première fois, on se rendait compte de la force de la loi et on mettait en évidence l’ardeur inhérente à une véritable démocratie. C’est de cet idéal dont nous devons nous inspirer.

 

Aujourd’hui, les citoyens, qui ont besoin de donner du sens à leur vie, s’engagent de plus en plus partout où la nécessité s’en fait sentir. D’une manière générale, les qualités profondes de l’homme sont sous-utilisées. Nombreux sont ceux qui ne demandent qu’à participer. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la bonne volonté, l’enthousiasme et le courage que les catastrophes naturelles, écologiques ou liées à la violence humaine, sont capables de susciter.

 

Toutes ces actions sont menées sans qu’aucune loi n’y oblige qui que ce soit, simplement parce que certains se sont comportés en citoyens responsables de l’intérêt de leurs semblables, et notamment de celui des générations à venir.

 

On peut considérer qu’il existe quatre grands leviers qui permettent de peser sur le comportement des entreprises : les clients, les employés, les dirigeants et les actionnaires; mais au final, ils peuvent se réduire à un seul : l’engagement citoyen.

 

D’une manière générale, les citoyens sont appelés à jouer un rôle majeur dans l’évolution de notre monde vers un monde … meilleur.


Par Philippe Rodet
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Lundi 10 juillet 2006


Sur le plan économique

Le recours, par l’entreprise, à un comportement responsable sur le plan économique, social et environnemental est source de participation, d’engagement et donc de cohésion sociale, chacun se sentant co-responsable de l’activité économique. Cette nouvelle compréhension mutuelle favorise la performance. Il est apparu en effet qu'une entreprise est d’autant plus performante qu'elle s'appuie de manière synergique sur quatre piliers que sont : les clients, les actionnaires, les employés et les dirigeants.

Par ailleurs, il apparaît aujourd’hui qu’il est devenu indispensable d'inclure la transparence financière dans la responsabilité économique.

D’une manière générale, il apparaît que les entreprises peuvent s’engager dans une démarche responsable et maintenir voire augmenter leurs bénéfices. Il convient ici de noter que la mobilisation des citoyens, en contribuant à en faire des clients responsables, serait l’occasion d’optimiser la rentabilité de telles entreprises.


Sur le plan social

La réussite et la pérennité des entreprises reposent en grande partie sur l’engagement et la motivation de leurs salariés. Une démarche responsable doit donc mettre l’accent sur les conditions d’une meilleure relation des salariés à leur entreprise, afin de favoriser une synergie de toutes les volontés.


Sur le plan de l’environnement

Là encore, de nombreuses entreprises ont montré qu’il était possible d’allier la responsabilité vis-à-vis de l’environnement et la performance économique. On peut distinguer trois principales pistes de réflexion destinées à responsabiliser nos pratiques économiques vis-à-vis de l’environnement : purification des rejets et réduction des nuisances, optimisation des moyens de prévention et meilleure gestion des matières premières et diminution des déchets.



Par Philippe Rodet
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Mardi 11 juillet 2006


Si l’intervention des pouvoirs publics et des structures internationales constitue un facteur efficace de stabilité et de développement, Il est indispensable de lui associer d’autres facteurs, notamment ceux nés des engagements éthiques.


Stabiliser l'économie mondiale...

Pour que le système financier mondial soit le plus stable possible, il faut que les pays de la périphérie accèdent à la logique économique et bénéficient d’une certaine stabilité financière. En acceptant d’acheter les matières premières à un prix plus élevé aux pays en voie de développement dès lors qu’ils s’engagent dans une démarche éthique, les grandes entreprises permettraient aux citoyens de ces pays démunis d’accéder à une logique économique. En outre, en acceptant de placer une partie de leurs fonds à long terme dans ces pays en voie de développement, les investisseurs éthiques assureraient une stabilité financière a minima à ces pays.


et … être un facteur de Paix

Par ses vertus, l’éthique permettrait non seulement l’extension du développement, mais elle permettrait aussi de créer des liens transnationaux entre ceux qui s’engagent dans une telle démarche, et à terme, renforcerait la considération mutuelle entre les peuples. Il s’agit d’encourager le changement de mentalités et de permettre ainsi à chacun de prendre conscience que la considération mutuelle est le plus pur ciment d’un nouveau “vouloir vivre ensemble”.


Cette considération réciproque est aussi un rempart à l’utilisation par des dirigeants peu scrupuleux d’un ressentiment à l’égard de minorités ou d’autres pays. En ce sens, l’éthique, parce qu’elle trouve sa force dans la mobilisation de ce qu’il y a de meilleur en l’Homme, apparaît bien en mesure de réduire les déséquilibres, les tensions, et donc de promouvoir la paix dans le monde.

Par Philippe Rodet
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Mercredi 12 juillet 2006


Une économie mondiale incontrôlée présente quatre types de dangers :

 

Sur le plan économique :

La situation économique internationale présente une grande fragilité.

Le capitalisme actuel est caractérisé par le libre échange et de manière plus spécifique par la libre circulation des capitaux au niveau mondial.

 

On peut se représenter le système financier mondial avec un centre, essentiellement constitué par les pays riches, et une périphérie comprenant les autres pays.

 

Pour se développer, ce système financier a besoin d’un transfert permanent de capitaux à la périphérie. Les moyens essentiels d’acheminement de ces capitaux sont constitués par les prêts extérieurs, ou par les investissements des entreprises multinationales. Le système financier mondial a tout intérêt à multiplier le nombre de pays où il est possible d’investir, de consentir des prêts ou d’implanter des entreprises multinationales.

 

La fragilité de ce système se manifeste à deux niveaux :

 

- Au niveau périphérique, il suffit qu’un pays montre des signes de faiblesse ou qu'il suscite l’inquiétude pour que les pays voisins soient victimes, eux aussi, de manière quasi réflexe, de la fuite des capitaux. Cela est néfaste pour la périphérie et peut même s’avérer fatal pour l’économie de pays émergents.

 

- En outre, des apports insuffisants à la périphérie empêchent les pays de cette zone d’accéder à une culture économique et à un développement, ce qui les conduit à puiser toujours davantage dans leurs richesses naturelles.

 

- Au niveau central, l’excès brutal de capitaux, lié à l’onde de propagation de la crainte en périphérie, va très vite être à l’origine d’une « surchauffe » allant jusqu’à justifier le relèvement des taux d’escompte. Crainte d’autant plus facile à propager qu’il n’existe pas à la périphérie une véritable culture économique. Et si la détresse de la périphérie continue à s’intensifier, elle devient très vite dangereuse pour le centre, lequel sera tenté de ralentir ses importations pourtant nécessaires pour alimenter le flux inverse des capitaux.

 

La crise du système financier mondial serait alors accompagnée d’une crise du libre échange.


Sur le plan politique
 :

 

La mondialisation de l’économie laisse aux politiques de chaque pays peu de leviers pour pallier les conséquences qu’elle entraîne pour leurs concitoyens, favorisant l’hostilité à la fois envers la mondialisation et envers les politiques en question. Or l’Histoire nous apprend que lorsque les citoyens n’acceptent plus l’impuissance des politiques de leur pays, ils sont tentés par les thèses de leaders extrémistes.

 

Sur le plan humain :

L’écart entre les plus aisés et les plus démunis est de plus en plus important, entraînant le risque de voir certains peuples souffrir et rester dans la misère -au risque même de disparaître- ou d’en pousser d’autres dans le terrorisme ou la barbarie.

 

Sur le plan environnemental :

La Société a pris conscience de l’impact croissant des activités humaines sur l’environnement. Il est désormais urgent de faire émerger des pratiques économiques respectueuses de l’écosystème mondial et compatible avec un développement durable, moteur d’une croissance mieux régulée.


Par Rodet Philippe
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Jeudi 13 juillet 2006

A l’échelle de l’Etat, les citoyens représentent aussi bien les acteurs politiques que l’ensemble des habitants du pays.


Au niveau de l’entreprise, les citoyens correspondent aux quatre piliers chers à Manfred Mack : les clients, les actionnaires, les employés et les dirigeants.

Si certaines idéologies ont montré clairement leurs limites, d’autres méritent d’être enrichies d’une part d’étique.

Quelques exemples semblent l’illustrer.

Nous avons remarqué des Etats qui ne se sentent pas concernés par l’avenir de la planète. Ce n’est plus acceptable. Il faut être responsable !

Nous avons vu des actionnaires ne penser qu’au profit financier, ignorant la responsabilité sociale, environnementale et même économique, si l’on se souvient de certains bilans « arrangés ». On ne peut pas condamner des employés, des régions, des pays, à la misère sous prétexte de rentabilité démesurée. Il faut être responsable !

Nous avons vu des syndicats fermer les yeux sur les activités toxiques de certaines entreprises au nom de l’emploi. Ce n’est plus possible. Il faut être responsable !

Nous avons senti des citoyens se soucier de la responsabilité sociale de leur entreprise et oublier l’importance de cette même responsabilité lorsqu’ils vont faire leurs courses. On ne peut pas faire grève pour avoir de meilleures conditions de vie et acheter sans sourciller des produits élaborés dans des conditions humainement dramatiques. Il faut être responsable !

Ces comportements sous tendus par des idéologies ne peuvent pas résister au temps. La rapidité de la disparition de l’une de ces idéologies, au niveau d’une grande puissance, est d’ailleurs évocatrice.

La vraie vie est beaucoup plus complexe que cela.

Heureusement, des Etats prennent des mesures en faveur de la lutte contre le réchauffement de la planète. C’est cela l’avenir !

Heureusement, des fonds d’investissement éthique se développent de plus en plus et incitent des dirigeants à agir en faveur du développement durable, un développement qui prend appui sur trois piliers : la responsabilité sociale, environnementale et économique. C’est cela l’avenir !

Heureusement, lors de sondages, un très grand pourcentage de citoyens  se déclare prêt à payer plus cher un produit réalisé dans des conditions responsables sur le plan économique, social et environnemental. Nous avons aussi vu des syndicats se rallier à cet engagement. C’est cela l’avenir !

Par Rodet Philippe
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Vendredi 22 juin 2007

Avec la mondialisation, la vitesse des échanges est passée à un stade où les gouvernements se sentent dépassés et dépossédés d'une grande partie de leur pouvoir sur l'économie. Quelques mesures permettraient pourtant de stabiliser ces mouvements financiers.

Il y a, bien entendu la célèbre (quoique désormais peu revendiquée) taxe Tobin. Même si son application nécessiterait des accords internationaux que l'on peine à imaginer, elle aurait le mérite (bien avant celui de lever des fonds pour telle ou telle cause) de moraliser l'économie.
Mais d'autres possibilités existent, plus faciles à mettre en oeuvre. Ainsi, en 1998, la Malaisie a eu l'idée, jugée au mieux incongrue, au pire totalement folle, de restreindre la liberté de vente des actions et obligations malaisiennes parles étrangers, en les obligeant à les conserver un an avant de les vendre (d'autres mesures ont également été prises, telles que l'interdiction de souscription de nouveaux crédits étrangers, et le plafonnement et la soumission à autorisation des paiements à l'étranger). Cette mesure, que tout le monde jugea contre-productive et propre à faire fuir les investissements, a, au contraire, permit de stabiliser l'économie malaisienne, de limiter les faillites et d'enrayer la chute du taux de change. Bref, en restreignant la volatilité de l'argent international, ces décisions ont permis au pays de sortir de la crise, et sur un plan symbolique, ont montré que le pouvoir politique pouvait encore primer le pouvoir désordonné de l'économie.

Par Alban Gelé
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Mercredi 27 juin 2007

Dans la série des mesures susceptibles de moraliser la mondialisation économique, il en est une quelque peu surprenante : favoriser les entreprises familiales. En effet, leur rendement à long terme est supérieur à celles des autres (une performance annuelle située entre 13 et 14%quand le marché réalise 8,90%, en moyenne annuelle de janvier 1990 à avril 2007); elles ont également prouvé qu'elles résistaient mieux en période de crise (ça a été le cas en 1990-1995, ou en 2000-2003).On dit que l'on gère mieux son propre argent que celui des autres. L'adage est vrai pour les entreprises familiales. Dans leur cas, l'intérêt de l'entreprise se confond avec celui des propriétaires et celui des gestionnaires. D'autre part, elles agissent en prévision du long terme lorsque trop de vampires financiers se pressent de vider une entreprise de sa substance avant d'en vendre les dépouilles. L'intérêt de cette forme d'entreprise pour moraliser l'économie, c'est la conscience du métier et du territoire. Une assemblée de représentants de fonds de pensions à un rassemblement d'actionnaires se moque de produire de l'art ou du cochon du moment que l'argent rentre. La plupart des grands scandales économiques des vingt dernières années sont la faute de ces assemblées d'actionnaires sans âme(fermeture de succursales ou de zones de production rentables pour quelques pour-cent de rentabilité supplémentaire ou licenciement économique collectifs par des entreprises en pleine croissance) . A l'opposé, nous avons ce créateur d'entreprise qui se suicide lorsque les actionnaires qui ont racheté son entreprise décident de tout délocaliser en Asie. Les entreprises familiales, dans leur ensemble sont plus conscientes de ce qu'elles font, de la compétence que cela représente et donc de la valeur de leurs employés, elles sont également plus conscientes de s'inscrire dans un territoire avec lequel elles ont tissé des liens étroits (voir le cas de Michelin à Clermont-Ferrand). Certes, cela n'est pas systématique, elles présentent d'autres types de faiblesses. Mais il serait intéressant de réaliser une étude sur des mesures (notamment fiscales) capables de favoriser ce type d'entreprise.

Par Alban Gelé
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Lundi 20 août 2007

Un petit sondage, paru à Londres démontre que la majorité [des personnes interrogées, soit, en théorie, la majorité] des des habitants des pays occidentaux (en réalité, les États-Unis, l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie et la Grande-Bretagne) critiquent sévèrement la mondialisation.

Le problème de la mondialisation, de la même façon que l'Europe, c'est qu'à force de faire croire qu'elle ne peut avoir que le visage qu'elle arbore actuellement, on risque fort de braquer les gens contre elle. Car la mondialisation a également des aspects bénéfiques; on oublie trop souvent les bénéfices que les pays pauvres, en particulier mais pas uniquement, peuvent en retirer lorsqu'elle est bien menée, et on risque fort, à trop tirer sur la corde, de maximiser l'opposition. Ce mouvement, s'il est très visible, reste encore fortement minoritaire; mais l'émergence d'une« fracture sociale » de plus en plus importante entre ceux qui bénéficient de la mondialisation et les autres nourrit amplement les mouvements politiques extrémistes, et le repli sur soi qui répond à la dissolution des identités et au multiculturalisme.

Il est temps de voir émerger, mais surtout de médiatiser et de soutenir de nouvelles pratiques économiques, sociales et environnementales.

Par Alban gelé
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Auteurs...

Raphaël Anton

Etudiant

Gérard Caron

Designer de renommée internationale, fondateur de l'agence "carré Noir", animateur du site de design admirable design

Cyril Cortina

Diplômé de L'ESCP, il est actuellement directeur dans un cabinet de conseils

Paulo Dos Santos

Diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieure, spécialisé en management de l'achat international. Après avoir intégré le département achats du siège européen de Toyota à Bruxelles, il rejoint une entreprise dédiée au conseil dans le domaine des achats à Londres.

Alban Gelé

Titulaire d'un 3ème cycle en sciences politiques, il travaille actuellement au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. 

Philippe Rodet

Médecin urgentiste, passionné par le bien être inhérent à la participation des citoyens à la vie de la Cité, il s'investit au sein de "L'Elan Nouveau des Citoyens".

 Yann Loupp

Normalien, professeur de Physique et organiste.

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