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Jeudi 27 septembre 2007

L'ONU, par la voix de Nick Nuttal, le porte-parole de son programme sur l'environnement, vient d'annoncer hier la signature d'un accord historique à Montréal.

 

Alors que les rangs des pays s'engageant à réduire la production de gaz à effet de serre se réduit jour après jour, un pas de géant vient d'être fait dans la lutte contre les hydro chlorofluorocarbones (HCFC). Ce gaz fluoré, essentiellement utilisé dans l'industrie du froid et des propulseurs, contribue à la destruction de la couche d'ozone et est également un puissant gaz à effet de serre.

Cette conférence du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE, dont le directeur exécutif est Achim Steiner), marquait le 20e anniversaire du protocole de Montréal, le traité qui avait permis d'éliminer les chlorofluorocarbures (CFC, présents à l'époque comme gaz propulseur dans les aérosols, dans des nettoyants industriels, des mousses et comme réfrigérants). Ceux-ci
avaient été interdits à partir de 2000, dans le cadre de l'accord de Montréal (1987) et remplacés par les HCFC, moins stables et donc moins polluants. Originellement signés par 24 pays, ce protocole en regroupe désormais 191.

 

Cependant, l'impact des HCFC reste important sur la couche d'ozone, et il avait été décidé, dès le protocole de Copenhague (amendement au protocole de Montréal, survenu en 1992), de réglementer leur utilisation, avec une cessation en 2030 pour les pays industrialisés et 2040 pour les pays en voie de développement.

 

On notera également, qu'à cette occasion, l'arrêt définitif d'utilisation des CFC a été avancé à 1996.

Plusieurs autres réunions avaient eu lieu pour ajouter de nouveaux produits à la liste ou pour spécifier certaines utilisations autorisées (médicales notamment) : Londres en 1990, Copenhague en 1992, Montréal à nouveau en 1997, et Pékin en 1999.

Il s'agissait maintenant d'élaborer une nouvelle phase de ce traité, avec en vue, l'élimination des HCFC.

 

Dans ce type de négociations, la difficulté est de parvenir à un accord qui satisfasse l'ensemble des pays membres, malgré des économies différentes à l'extrême. Heureusement, dès 87, un Fonds multilatéral d'assistance pour aider les économies les moins développées à trouver un substitut à l'utilisation des molécules interdites. En l'occurrence, c'est le cas de la Chine qui a expressément sollicité une aide à cette fin.

L'accord intervenu hier est historique car il avance de 10 ans la date d'arrêt d'utilisation des HCFC (respectivement en 2020 pour les pays industrialisés et 2030 pour les pays en voie de développement). En outre, leur production sera limitée dès 2013.

 

Pour les pays en voie de développement, il a fallu trouver des aménagements (réduction progressive de l'utilisation et autorisation dans un cadre réglementé pour le fonctionnement de vieux climatiseurs en fin de vie). Il va également être nécessaire de financer le fonds multilatéral d'assistance, et des experts vont se pencher sur ses besoins en fonction du calendrier qui a été établi (sachant que 2 milliards de dollars US ont déjà été versés par ce fonds aux pays en voie de
développement).

Cet accord présente un double intérêt écologique, car en préservant la couche d'ozone il réduit au passage l'effet de serre (la couche stratosphérique d'ozone absorbant une partie du rayonnement solaire). Selon le PNUE, cette accélération de 10 ans du calendrier permettra de réduire de
3,5 % les émissions de gaz à effet de serre de la planète.

Comme on peut le constater, lorsque les gouvernants parviennent à se mettre d'accord sur un objectif aussi ambitieux qu'essentiel, et qu'ils s'en donnent les moyens, il est possible d'aboutir à des résultats pertinents.

 

Il ne reste qu'à appliquer ce même type de démarche non à chaque problème écologique soulevé par la mondialisation, mais sur la façon même dont fonctionne notre système économique mondial, pour parvenir, enfin, à mettre en place une mondialisation efficace, respectueuse de l'environnement et des hommes.

 

Par Alban Gelé - Publié dans : Nouvelle récente
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Diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieure, spécialisé en management de l'achat international. Après avoir intégré le département achats du siège européen de Toyota à Bruxelles, il rejoint une entreprise dédiée au conseil dans le domaine des achats à Londres.

Alban Gelé

Titulaire d'un 3ème cycle en sciences politiques, il travaille actuellement au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. 

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Médecin urgentiste, passionné par le bien être inhérent à la participation des citoyens à la vie de la Cité, il s'investit au sein de "L'Elan Nouveau des Citoyens".

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Normalien, professeur de Physique et organiste.

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