Déception au sommet des chefs d'États Asie-Pacifique : si les pays membres ont accepté un geste symbolique en faveur de l'environnement, ils n’ont pris aucun engagement contraignant.
Ce n'est pas comme si le sujet était primordial et le délai d'action chaque jour plus restreint. Mais cela n'a pas suffit à décider les 21 pays membres de l'APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) réunis la semaine dernière à Sidney, en Australie. On ne s'étonnera pas de savoir que parmi ces États membres, on trouve les Etats-Unis et la Chine, les deux premiers pollueurs du monde.
Malgré 4 jours de négociations avant même l'ouverture officielle du sommet (le président Bush s'étant personnellement déplacé pour participer à plusieurs rencontres bilatérales avec les dirigeants australiens, chinois et russes), le texte adopté ne fait que souligner la « nécessité » de « ralentir, arrêter et ensuite inverser l'augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre » (on notera également la formulation laborieuse qui va jusqu'à parler d'inverser une augmentation plutôt que de réduction...) et «l’aspiration» à réduire «l’intensité énergétique» (c'est à dire le rapport de la consommation et de la production d'énergie) des pays membres « de 25% d'ici 2030 » (ce qui est prendre un fort recul pour ne pas chercher à sauter).
Seule ouverture, mais minime, le texte propose que les bases d'un nouvel accord sur le climat soient discutées pour que soit remplacé le protocole de Kyoto (qui expire en 2012).
On ne peut qu'être consterné de voir un tel résultat, quoiqu'il fut prévisible, en raison de la disparité des positions politiques des différents États impliqués (qui reflète également leur diversité économique).
Il ne reste que l'Europe pour être garante du mieux-être de la terre et du mieux-vivre des générations de demain.
Raphaël Anton
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Designer de renommée internationale, fondateur de l'agence "carré Noir", animateur du site de design admirable design
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Diplômé de L'ESCP, il est actuellement directeur dans un cabinet de conseils
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Diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieure, spécialisé en management de l'achat international. Après avoir intégré le département achats du siège européen de Toyota à Bruxelles, il rejoint une entreprise dédiée au conseil dans le domaine des achats à Londres.
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Titulaire d'un 3ème cycle en sciences politiques, il travaille actuellement au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
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