Il est inutile de vouloir nier la mondialisation, mais il est légitime de contester le bien fondé des règles sur lesquelles elle se base actuellement. En l'occurrence, certains remettent en cause la neutralité des agences de notation et la pertinence de leur jugement. La critique est peut-être pertinente, mais il faut voir plus loin.
La crise actuelle est surtout due à deux facteurs. D'une part la course à la concurrence des organismes de crédit aux USA durant la dernière décennie. En abaissant les critères d'éligibilité au maximum et en autorisant des crédits à des profils à faible solvabilité, ils se sont eux-mêmes placés dans la gueule du loup, à la merci d'un retournement de conjoncture -lequel n'a pas manqué d'arriver, puisque le principe du capitalisme reste la prise de risque. Première réflexion : l'esprit européen peine à comprendre pourquoi personne n'a installé de barrières minimales en termes de contrat de crédit. La réponse est la suivante : il s'agit des USA, patrie-reine de la « main invisible du marché ». « Laisser-faire, laisser-passer » reste le principe fondamental. On voit où cela a conduit. Il convient donc d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Seconde réflexion : les banques, institutions sensées gérer l'argent en « bons pères de familles », ont investi dans des placements à risques élevé. Une politique forte de moralisation des investissements ouverts au grand public s'impose, afin de leur faire privilégier la stabilité au rendement à tout crin. Au delà et surtout, il devient de plus en plus important de moraliser les investissements des fonds de pensions. Ces institutions financières dont le poids économique est faramineux sont liées par contrat auprès de leurs clients (des retraités majoritairement anglo-saxons) à un certain taux de rentabilité, ce qui les fait se tourner prioritairement vers les placements à haut risque, fortement rémunérés. Sur un plan déontologique, il est évident intellectuellement que ces fonds sont un danger pour l'économie mondiale, car ils promettent des taux impossibles à tenir par un marché sain. Le désastre de la crise du subprime démontrant amplement le danger des placements à hauts-risques qu'ils affectionnent, il est temps de mettre bon ordre aux perturbations que ces fonds induisent dans les marchés boursiers et sur l'économie réelle.
Ce qui nous amène au second facteur, sans doute peu médiatisé, de la crise, à savoir l'appétit du marché pour le goût pour le risque, ou plus exactement, pour la titrisation de risques. Expliqué simplement : tout placement induisant un risque (risque de perte inhérent au jeu financier), ce risque devient lui-même l'objet d'un placement. Une partie conséquente des progrès boursiers des dernières années provient de la spéculation sur ce type de portefeuilles. Ici aussi, une moralisation du marché boursier permettrait de faire bénéficier à l'économie réelle les sommes colossales investies dans ces placements.
Raphaël Anton
Etudiant
Gérard Caron
Designer de renommée internationale, fondateur de l'agence "carré Noir", animateur du site de design admirable design
Cyril Cortina
Diplômé de L'ESCP, il est actuellement directeur dans un cabinet de conseils
Paulo Dos Santos
Diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieure, spécialisé en management de l'achat international. Après avoir intégré le département achats du siège européen de Toyota à Bruxelles, il rejoint une entreprise dédiée au conseil dans le domaine des achats à Londres.
Alban Gelé
Titulaire d'un 3ème cycle en sciences politiques, il travaille actuellement au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
Philippe Rodet
Médecin urgentiste, passionné par le bien être inhérent à la participation des citoyens à la vie de la Cité, il s'investit au sein de "L'Elan Nouveau des Citoyens".
Yann Loupp
Normalien, professeur de Physique et organiste.
J'ai lu un article sur la sociéte Ethique New York et en cherchant sur la toile j'ai tombé sur votre blog.
Je suis dans le même combat et je vous offre mon appui.
Je suis psychologue clinicienne et mon travail de terrain me confronte à des problèmes de prévention de la santé mentale qui ne se mettent pas en place par cause des problèmes d'ethique institutionnelle basées souvent sur l'individualisme et le bénéfice de chacun.
Je veux dire c'est la pointe de l'iceberg.
Je souhaiterais collaborer avec vous.
Irma Coronado Goupil